Loin de la capitale, le film continue d'investir les salles obscures à Lille, Roubaix, Toulouse, Chartres, Perpignan, Nancy, Pau ou encore à Périgueux, où le public a été invité à partager la vision "humaine" du cinéaste, confrontant deux mémoires, reflet d'une réalité: celle de deux peuples qui se battent pour la même terre.
Cette tournée française vient ainsi couronner un parcours formidable du premier film-documentaire de Nabil Ayouch, déjà projeté dans plusieurs festivals internationaux, et primé notamment au Festival national de Tanger 2011 du prix du montage et du prix de la meilleure musique.
"On a eu de bons échos sur le film dans la presse française, beaucoup d'articles, mais aussi à la télé et à la radio, c'est chouette!", s'est-il félicité dans un entretien à la MAP.
A sa satisfaction de voir son univers créatif s'enrichir par ce premier pas réussi dans le documentaire, s'ajoute une autre plutô t personnelle aux yeux du réalisateur marocain au talent reconnu en fiction.
Cette expérience lui a permis de livrer son propre témoignage sur le conflit israélo-palestinien auquel il se trouve particulièrement lié, eu égard à ses origines et sa double identité, juive et musulmane.
"Depuis mon enfance, j'ai été tiraillé par ce confit qui faisait intrusion dans ma vie privée, ma vie personnelle et ma vie d'être humain", a expliqué le cinéaste, né en France en 1969 d'un père musulman marocain et d'une mère juive d'origine tunisienne.
Il a tenu ainsi à introduire lui-même, en voix off, son film qui donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens d'avant 1948, qui vivent dans des camps au Liban, et de jeunes Israéliens de 20 ans qui habitent aujourd'hui sur les mêmes terres que là où habitaient ces Palestiniens, permettant pour la première fois un dialogue à distance entre les deux parties.
"J'ai souffert d'un conflit qui alimentait toutes les conversations, qui résonnait constamment au sein de mes deux familles. Un conflit, dans une contrée lointaine, entre deux peuples qui se battaient pour la même terre. Ce conflit ne m'a jamais quitté. Il a forgé ma conscience politique, il a éveillé ma capacité de révolte, il a surtout défini la plupart des rapports que j'entretiens avec le monde qui m'entoure", affirme-t-il au début du film.
Très appréciée par la critique, cette voix off a été largement reprise dans les chroniques de la presse française accompagnant la sortie du film dans l'Hexagone.
A ceux qui s'interrogent pourquoi il a du attendre jusqu'à 2010 pour réaliser ce projet, c'est un artiste engagé qui répond: "Cela n'était pas facile, d'abord pour une raison politique".
Celui qui a boycotté Israël pendant très longtemps s'interdisait d'y mettre les pieds, voire de participer à des festivals où il était invité. Ce qui a changé depuis? Surtout pas ses opinions politiques, rassure Nabil Ayouch, qui fait observer que c'est une rencontre avec une jeune militante israélienne partageant ses convictions qui a été l'effet déclencheur de cette aventure.
Yael Perlov, petite fille du cinéaste israélien David Perlov, a été la seule qui a accepté ses conditions "un peu folles", reconnait-il, pour franchir le pas. "A chaque fois qu'on m'invitait en Israël, je disais: je veux bien y aller mais je ne reconnais pas votre Etat, je ne veux être contrô lé par aucun officier, des douanes ou de la police des frontières, à mon arrivée, je veux pouvoir avoir une tribune dans vos médias pour dénoncer la politique d'occupation de votre gouvernement, et surtout que le film soit montré prioritairement dans les territoires occupés", a-t-il indiqué.
S'il continue aujourd'hui à s'étonner par quel miracle ses exigences ont pu être satisfaites, il retient de cette expérience le mérite de rencontrer "des gens formidables, y compris en Israël, qui se battent pour les droits palestiniens et la fin de l'occupation".
"My Land" est le premier documentaire de Nabil Ayouch qui a, à son actif plusieurs oeuvres cinématographiques au rayonnement international reconnu. Ses films ont été largement primés à travers le monde dans divers festivals et vendus dans de nombreux pays. "Mektoub" et "Ali Zaoua" avaient représenté le Maroc aux Oscars en 1998 et 2001.
Alors qu'il présentait à Cannes en 2010, son prochain film "Les Etoiles de Sidi Moumen", en quête de financement dans le cadre de "L'Atelier" de ce Festival international du cinéma, plusieurs professionnels ont adhéré au projet, actuellement en cours de montage.
Cette tournée française vient ainsi couronner un parcours formidable du premier film-documentaire de Nabil Ayouch, déjà projeté dans plusieurs festivals internationaux, et primé notamment au Festival national de Tanger 2011 du prix du montage et du prix de la meilleure musique.
"On a eu de bons échos sur le film dans la presse française, beaucoup d'articles, mais aussi à la télé et à la radio, c'est chouette!", s'est-il félicité dans un entretien à la MAP.
A sa satisfaction de voir son univers créatif s'enrichir par ce premier pas réussi dans le documentaire, s'ajoute une autre plutô t personnelle aux yeux du réalisateur marocain au talent reconnu en fiction.
Cette expérience lui a permis de livrer son propre témoignage sur le conflit israélo-palestinien auquel il se trouve particulièrement lié, eu égard à ses origines et sa double identité, juive et musulmane.
"Depuis mon enfance, j'ai été tiraillé par ce confit qui faisait intrusion dans ma vie privée, ma vie personnelle et ma vie d'être humain", a expliqué le cinéaste, né en France en 1969 d'un père musulman marocain et d'une mère juive d'origine tunisienne.
Il a tenu ainsi à introduire lui-même, en voix off, son film qui donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens d'avant 1948, qui vivent dans des camps au Liban, et de jeunes Israéliens de 20 ans qui habitent aujourd'hui sur les mêmes terres que là où habitaient ces Palestiniens, permettant pour la première fois un dialogue à distance entre les deux parties.
"J'ai souffert d'un conflit qui alimentait toutes les conversations, qui résonnait constamment au sein de mes deux familles. Un conflit, dans une contrée lointaine, entre deux peuples qui se battaient pour la même terre. Ce conflit ne m'a jamais quitté. Il a forgé ma conscience politique, il a éveillé ma capacité de révolte, il a surtout défini la plupart des rapports que j'entretiens avec le monde qui m'entoure", affirme-t-il au début du film.
Très appréciée par la critique, cette voix off a été largement reprise dans les chroniques de la presse française accompagnant la sortie du film dans l'Hexagone.
A ceux qui s'interrogent pourquoi il a du attendre jusqu'à 2010 pour réaliser ce projet, c'est un artiste engagé qui répond: "Cela n'était pas facile, d'abord pour une raison politique".
Celui qui a boycotté Israël pendant très longtemps s'interdisait d'y mettre les pieds, voire de participer à des festivals où il était invité. Ce qui a changé depuis? Surtout pas ses opinions politiques, rassure Nabil Ayouch, qui fait observer que c'est une rencontre avec une jeune militante israélienne partageant ses convictions qui a été l'effet déclencheur de cette aventure.
Yael Perlov, petite fille du cinéaste israélien David Perlov, a été la seule qui a accepté ses conditions "un peu folles", reconnait-il, pour franchir le pas. "A chaque fois qu'on m'invitait en Israël, je disais: je veux bien y aller mais je ne reconnais pas votre Etat, je ne veux être contrô lé par aucun officier, des douanes ou de la police des frontières, à mon arrivée, je veux pouvoir avoir une tribune dans vos médias pour dénoncer la politique d'occupation de votre gouvernement, et surtout que le film soit montré prioritairement dans les territoires occupés", a-t-il indiqué.
S'il continue aujourd'hui à s'étonner par quel miracle ses exigences ont pu être satisfaites, il retient de cette expérience le mérite de rencontrer "des gens formidables, y compris en Israël, qui se battent pour les droits palestiniens et la fin de l'occupation".
"My Land" est le premier documentaire de Nabil Ayouch qui a, à son actif plusieurs oeuvres cinématographiques au rayonnement international reconnu. Ses films ont été largement primés à travers le monde dans divers festivals et vendus dans de nombreux pays. "Mektoub" et "Ali Zaoua" avaient représenté le Maroc aux Oscars en 1998 et 2001.
Alors qu'il présentait à Cannes en 2010, son prochain film "Les Etoiles de Sidi Moumen", en quête de financement dans le cadre de "L'Atelier" de ce Festival international du cinéma, plusieurs professionnels ont adhéré au projet, actuellement en cours de montage.











Une expo photo loin de tout cliché…









